| Dépendance aux exportations et durabilité de la croissance de la Chine et du réseau de production d'Asie de l'Est |
|
Document de recherche 27 - Avril 2010 La brusque chute des exportations et de la croissance en Asie a soulevé la question de savoir si la Chine et les autres économies en développement et émergentes reliées au réseau de production d’Asie de l’Est pourraient de nouveau se tourner vers un modèle de croissance rapide et continue, tirée par les exportations, à mesure que l’économie mondiale sort de la crise. Même avant l’éclatement de la crise mondiale, l’incertitude pesait sur la viabilité de la pénétration grandissante de la Chine dans les marchés des économies avancées et en développement. Ces craintes se sont considérablement accentuées à cause des prévisions les plus répandues selon lesquelles le contexte économique mondial des années à venir serait vraisemblablement beaucoup moins favorable que pendant le boom de la période 2002-2007. Dans l’ensemble, l’opinion veut qu’un retour aux vieilles habitudes serait le meilleur moyen d’accroître l'instabilité et d’exacerber les crises mondiales, ce qui menacerait les systèmes monétaire, commercial et des paiements internationaux. Pour éviter cela, il faudrait, entres autres, réduire les déséquilibres commerciaux mondiaux. Les États-Unis devraient vivre dans la limite de leurs moyens et passer d'une croissance tirée par la consommation à une croissance tirée par les exportations, tandis que la Chine devrait freiner l'expansion de ses exportations et s’appuyer de plus en plus sur sa consommation intérieure. En réalité, le fait de prendre conscience qu’un retour aux vieilles habitudes n’est peut-être pas possible souligne l’importance de chercher un nouveau modèle de croissance en Asie de l’Est, basé sur l’expansion des marchés intérieurs et régionaux.
|