• Narrow screen resolution
  • Wide screen resolution
  • Auto width resolution
  • Decrease font size
  • Default font size
  • Increase font size
Travail, migration et développement

Notre travail

La création d’emploi est un moteur essentiel pour la réduction de la pauvreté, ainsi que le développement et la croissance durables dans le Sud. Cependant, la conjoncture économique qui prévaut dans la plupart des pays du Sud (une conjoncture qui a à la fois pour origine des causes extérieures et intérieures) limite l’accès aux possibilités liées à l’emploi et aux moyens d’existence, qui assureraient un niveau de vie décent aux habitants de ces régions. En effet, l’absence de possibilités d’emplois crée des tensions économiques et sociales et, dans de nombreux cas, constitue un des éléments majeur favorisant les flux migratoires internationaux, qu’ils se fassent en direction Sud-Sud ou Sud-Nord.

L’Organisation internationale du travail (OIT) élabore des normes de travail internationales sous la forme de conventions et de recommandations qui établissent des normes minimales relatives aux droits du travail essentiels, comme la liberté syndicale, le droit d’association, la négociation collective, l’abolition du travail forcé, l’égalité des chances et de traitement, ainsi que d’autres normes réglementant les conditions dans tous les domaines liés au travail. Étant donné qu’il s’agit d’un organe de gouvernance mondiale qui établit des normes internationales en matière, entre autres, de conditions de travail et d’emploi visant à assurer des conditions de travail et d’emplois justes, ses activités doivent être étroitement surveillées et requièrent une participation active.

En ce qui concerne le travail, notre programme se concentre essentiellement sur les activités suivantes :

  1. Comprendre les structures et les processus en matière de gouvernance de l’OIT et d’autres agences internationales du domaine, de façon à les rendre plus pertinents et transparents.
  2. Suggérer des changements dans les structures et les politiques de ces agences pour leur permettre de mieux favoriser les modèles de développement équitables et durables dans le Sud.
  3. Augmenter la capacité du Sud et de la société civile mondiale de participer aux processus de prise de décisions et d’évaluer les répercussions des projets et des politiques des institutions internationales.

Migration internationale de la main-d’œuvre: les mouvements transfrontières de personnes recherchant des moyens d’existence est un élément important des questions liées au travail. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) est une autre institution qui traite de questions liées aux migrations internationales de la main-d’œuvre. Son travail comprend un large spectre d’activités liées à la gestion de la migration dans le monde entier et elle joue un rôle clé dans l’élaboration de normes et de politiques internationales relatives au développement, qui, elles, ont un effet sur les politiques d’immigration nationales et la façon dont elles traitent les travailleurs migrants.

La main d’œuvre, la migration et le développement du Sud sont des sujets étroitement liés. En effet, les politiques, les normes et les recommandations élaborées par l’OIT, l’OIM et les Nations Unies qui sont appliquées à l’échelle mondiale influencent la façon dont les flux migratoires sont gérés, la mesure dans laquelle les droits de l’hommes des travailleurs migrants et de leur famille sont protégés dans les pays de départ, de transit et de destination. Ainsi, les questions liées à la gouvernance mondiale de la main-d’œuvre et de la migration internationales devraient faire partie intégrante du travail de gouvernance mondiale.

Ce programme vise particulièrement à :

  1. comprendre les structures et les processus de gouvernance de l’OIM et d’autres agences internationales (y compris les Nations Unies) qui traitent de cette question, en vue de les rendre plus pertinentes et plus transparentes pour les gouvernements du Sud, les syndicats et la société civile mondiale. 
  2. mettre en évidence le lien qui existe entre la migration et le développement.
  3. proposer des changements dans les structures et les politiques pour leur permettre d’appuyer et de promouvoir des modèles de développement équitables et durables dans le Sud.
  4. augmenter la capacité du Sud et de la société civile mondiale de participer aux processus de prise de décisions et d’évaluer les répercussions des projets et des politiques des institutions internationales.
  5. promouvoir un processus de dialogue, de collaboration et de partenariat entre l’OIT, l’OIM, les gouvernements du Sud, les syndicats, la société civile mondiale, le milieu universitaire et d’autres institutions pour ce qui est de la protection des droits de l’homme des travailleurs migrants, et ce, grâce à la mise en œuvre d’instruments internationaux existants liés aux droits des travailleurs migrants au sein des systèmes de l’OIT et des Nations Unies.

 

Publications

Pour consulter des publications et des documents sur cette question, cliquez ici.