EDITORIAL : Le Centre Sud, ses promesses et ses défis : bref bilan de fin d'année
En cette fin d’année 2008, le temps est venu de se pencher sur ce que le Centre Sud a accompli, notamment sur la concrétisation de ses promesses et sur les défis qu'il a relevés.
Le Centre Sud reçoit une demande croissante de la part de ses membres, ainsi que de la Chine et du groupe des 77, à laquelle il essaie de répondre malgré des difficultés à la fois humaines et financières. Le présent éditorial est donc dédié au personnel du Centre Sud qui travaille dur, tout comme à ses pays membres et aux partenaires qui oeuvrent pour le développement et qui lui apportent leur soutien.
Le Secrétariat du Centre Sud souhaite à tous ses lecteurs d’agréables vacances en compagnie de leur famille et de leurs proches, et leur adresse ses meilleurs vœux pour la nouvelle année qui sera faite de nouveaux engagements en faveur d’un monde juste et en paix.
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Editorial : Plaidoyer en faveur d'une réforme radicale de l'Organisation mondiale du commerce
Tous les organismes multilatéraux, dont l’OMC, sont régis par un certain équilibre des forces à l’échelle mondiale. Les relations asymétriques de pouvoir font partie de la dynamique des négociations mondiales, que ce soit pour les questions liées au commerce ou pour faire respecter les droits de propriété intellectuelle. Quant à l’OMC, elle est quasiment devenue une extension de l'agenda européen.
La question à se poser est donc la suivante : comment l’UE exerce-t-elle son influence à l'OMC et dans le système commercial mondial ? Personne ne sera surpris que l'Europe utilise à la fois sa tête et ses muscles pour mettre en avant ses intérêts. S’attendre à autre chose serait naïf. Malgré son apparente opulence, l'Europe est en proie à une grave crise. L’effondrement financier des Etats-Unis a menacé le confort de ses banquiers et de ses citoyens. L’Europe est encore plus vulnérable que les Etats-Unis face au risque de perte de marché et d’accès au pétrole et aux matières premières.
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EDITORIAL : Pourquoi la proposition de l’Equateur serait-elle une meilleure réponse à la crise financière que la déclaration du G20 ?
Dans le présent numéro du South Bulletin: Reflections and Foresights, nous publions un « programme pour le Sud », contenu dans la déclaration que Pedro Paez Pérez, ministre coordinateur de la politique économique de l’Equateur, a faite le 31 octobre 2008 lors de la réunion interactive de l’Assemblée générale des Nations Unies. Par opposition au « modèle d’intégration à l'échelle mondiale » défendu par le G20, Pedro Paez Pérez préconise un « modèle à l’échelle régionale », qui inclut le fait « de se sortir de la logique de crise du dollar ». Il écrit « Aujourd’hui, la dépendance commerciale (et même la dépendance vis-à-vis des échanges entre sociétés) à l’égard du Nord est très forte. »
Pedro Paez Pérez analyse en profondeur les arguments politiques et techniques en faveur de la création d’accords monétaires régionaux, notamment des régimes de taux de change souples dans des blocs régionaux et la création de monnaies régionales.
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Editorial : L’obscurantisme néolibéral et sa descendance au destin malheureux
Interrogé par le Congrès des Etats-Unis, Alan Greenspan, qui a été le gouverneur de la Réserve fédérale pendant dix-huit ans, a reconnu qu’il y avait « une faille dans le libre-échangisme ». Le député Henry Waxman lui a alors demandé, implacable : « vous voulez dire que votre vision du monde, votre idéologie, était erronée, qu’elle ne fonctionnait pas ? » Et Alan Greenspan de répondre : « C’est exact. C’est pour cette raison que j’ai été sous le choc, car pendant 40 ans et même plus, j’ai eu d’importantes preuves qu’elle fonctionnait parfaitement bien ». (International Herald Tribune, 24 octobre 2008).
Actuellement, nous nous trouvons un moment déterminant de l’Histoire. Nous sommes au carrefour entre la théorie néoclassique qui a dominé pendant presque quarante ans (comme le dit Alan Greenspan) et qui a produit l’idéologie viciée du néolibéralisme, d’une part, et les difficultés auxquelles l’intelligentsia moderne fait face pour produire la connaissance qui libérerait les populations et leurs dirigeants politiques de l’esprit obscurantiste ambiant, d’autre part.
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EDITORIAL : Il est temps de convoquer une nouvelle Conférence de Bretton Woods
Le processus de préparation de la Conférence d’examen de Doha sur le financement du développement qui se tiendra fin novembre touche, après plusieurs mois, à sa fin. Un projet de document final a en effet été établi ; les négociations le concernant sont plus ou moins gelées jusqu’à la tenue de ladite Conférence. Il serait donc irréaliste de prendre en compte les conséquences de la crise financière en Occident dans le projet de document. En effet, les Etats-Unis, l’Union européenne et le Japon, qui ne montrent jamais beaucoup d’enthousiasme à l’idée de régler les problèmes systémiques du financement du développement, vont probablement minimiser la gravité de la crise.
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EDITORIAL. Effondrement du système financier mondial : cinq leçons que le Sud doit retenir
Dans le South Bulletin numéro 3, publié le 1er novembre 2007, nous avons déclaré ce qui suit : « […] la crise des prêts hypothécaires à risque montre qu’il est impératif pour le Sud de s’éloigner ou de s’écarter de façon sélective des effets de contagion des marchés financiers et spéculatifs de l’Ouest, car ceux-ci, ainsi que les mécanismes de fixation des prix, sont encore plus risqués pour le Sud que des termes d’échange. S’écarter, si cela n’est pas encore fait, est maintenant un impératif économique et politique pour le Sud ».
Aujourd'hui, l’économie mondiale financée par l’endettement et menée par les Etats-Unis s’effrite. Quelles leçons peuvent tirer les dirigeants du Sud de l’effondrement actuel du système capitaliste de l’Ouest ?
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EDITORIAL: Evaluation du Programme d’action d’Accra
Pourquoi le Programme d’action d’Accra est-il pire que la situation chaotique du moment ? Si ledit Programme était appliqué, le nombre de missions envoyées pourrait passer de 15 000 à 5 000 et le nombre de rapports par trimestre produits par la Tanzanie de 2 400 à 400 ; les procédures, le suivi, l’évaluation et les sanctions seraient centralisés et seraient aux mains des bureaucrates de l’industrie de l’aide des pays de l’Ouest siégeant à la Banque mondiale et au Comité d'Aide au Développement (CAD) de l’OCDE, ainsi que dans les ministères des affaires étrangères et de la promotion du développement (et même de la défense) des pays donneurs. Pourquoi est-il fort probable que cela se passe ainsi ?
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EDITORIAL : Après la Déclaration de Paris
Afin d’établir une stratégie visant à mettre fin à la dépendance à l’égard de l’aide au développement, il faut que les mentalités et la stratégie de développement des pays tributaires de l’aide changent radicalement et que les populations soient directement impliquées dans le développement de leur pays. De même, l’organisation institutionnelle de l’aide doit être radicalement et fondamentalement restructurée à l’échelle mondiale.
Même après la Déclaration de Paris, une question subsiste : Quelle est la prochaine étape? Celle-ci doit consister à élaborer une stratégie visant à mettre un terme à la dépendance à l’égard de l’aide.
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Editorial: Le rôle de la société civile sur le territoire national
Pendant trente ans (depuis la moitié des années 70 jusqu’à la fin du siècle dernier), de nombreux gouvernements de pays du Sud, plus particulièrement de pays aux revenus faibles ou intermédiaires, ont cédé leur droit d’élaborer des politiques macroéconomiques aux institutions de Bretton Woods (IBW), c’est-à-dire le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale. Les Programmes d'ajustement structurel des IBW préconisaient, entre autres, la libéralisation du marché, l’austérité budgétaire, la privatisation et la marchandisation des services sociaux fondamentaux, notamment ceux relatifs à la santé, à l’éducation et à l’eau.
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Editorial: Succès du Mouvement des pays non alignés et échec du Cycle de Doha
Au cours de la dernière semaine de juillet, deux événements majeurs se sont déroulés parallèlement à Genève et à Téhéran. A Genève, les négociations commerciales du Cycle de Doha menées dans le cadre multilatéral de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), se sont soldées par un échec. A Téhéran, au contraire, l’action collective des 118 Etats membres du Mouvement des pays non alignés a redonné vie au Mouvement. Alors, comment expliquer l’échec du premier et la réussite du second ?
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Editorial: Le G8 est illégitime : il doit proclamer sa propre dissolution
Le G8 n’a (...)aucune légitimité. Il regroupe le pouvoir des puissants, mais il ne compte pas la voix du peuple. En effet, le G8 est dépourvu de la judicieuse combinaison pouvoir + voix que les fondateurs de l’ONU ont justement forgée lors de la construction de l’organe mondial. Le G8 est un club autoproclamé des riches et des grands de ce monde.
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Editorial - la révolution verte n'est pas la seule réponse à la crise alimentaire mondiale
Le 17 juin 2008, le Centre Sud, en collaboration avec la Mission permanente de l’Indonésie à Genève, a organisé un atelier d’une journée sur la crise alimentaire et énergétique qui sévit dans le monde. Dans ce contexte, la flambée des prix est au coeur des préoccupations et fait l’objet de deux questions essentielles : comment la hausse des prix des denrées alimentaires et des sources d’énergie va-t-elle se répercuter sur leur production et leur distribution ? Qui sont les bénéficiaires potentiels de la montée des prix des produits alimentaires ?
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Editorial - Les APE avantageront l’Europe au détriment des pays ACP et des pays latino-américains
Actuellement, les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) négocient avec l’Union européenne (UE) ce que l’on appelle les accords de partenariat économique (APE), comme partie intégrante de la mise en oeuvre de l’Accord de Cotonou qui a été signé en juin 2000.
Leçon de la crise alimentaire : le rafistolage n’est pas une solution aux faiblesses de notre système
Face à la crise alimentaire mondiale, les dirigeants mondiaux promettent d’agir rapidement. De nouveaux engagements ont été inclus dans la Déclaration de la Conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire mondiale convoquée par l’Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), qui s’est déroulée à Rome du 3 au 5 juin 2008. Les gouvernements ont raison de se concentrer sur la mise en œuvre de mesures à court terme pour atténuer les conséquences immédiates de la hausse brutale des prix des produits de base, en particulier sur les populations les plus vulnérables. Cependant, pour s’attaquer aux causes de cette crise, il est nécessaire d’examiner de façon approfondie le système agroalimentaire industriel mondial et de s’engager collectivement et sur le long terme à instituer des réformes visant à garantir la sécurité alimentaire mondiale
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Editorial: Pourquoi est-il d’une importance capitale de bien analyser la crise alimentaire actuelle?
Les prix alimentaires internationaux augmentent régulièrement depuis 2002, et ils ont augmenté de 65% seulement depuis janvier 2008. (...) le nombre de personnes souffrant de la faim ne cesse de grandir depuis 1996 et atteint maintenant les 854 millions de personnes (...)
Point de vue: Le résultat de la 61e Assemblée mondiale de la santé: un cadre mondial pour encourager l’innovation et l’accès aux médicaments
L’Assemblée mondiale de la santé, l’organe directeur suprême de l’OMS, qui s’est réunie du 19 au 24 mai 2008, devait approuver les Projets de stratégie et de plan d’action mondiaux pour la santé publique, l’innovation et la propriété intellectuelle qui peuvent entraîner de véritables changements et des solutions au système actuel dinnovation dans le domaine de la santé et d'accès aux médicaments... juin 2008
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Editorial: L’OMPI, l’OMD, la propriété intellectuelle et les gardes-frontières
L’application des droits de propriété intellectuelle est un sujet de discorde. Les pays développés font pression pour que les droits des détenteurs de droits soient appliqués, alors que les pays en développement demandent à ce que l’application des droits de propriété intellectuelle tienne compte du droit au développement.
Point de vue: Normes ADPIC-plus-plus: les normes SECURE engendrent l’insécurité
De nouvelles règles sur l’application des droits de propriété intellectuelle sont à nos portes et elles risquent d’avoir un effet important sur les intérêts des pays en développement.
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Editorial: Réflexions sur la CNUCED XII
Malheureusement, la CNUCED semble bien avoir été compromise encore davantage à Accra. Une fois que le Secrétariat de la CNUCED et d’autres organes concernés auront eu l’occasion d’analyser le document final de la réunion, il sera possible d’évaluer l’étendue des dégâts.
Point de vue: La CNUCED XII affaiblit-elle davantage le mécanisme intergouvernemental de la CNUCED?
L’accord d’Accra résultant de la douzième session de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED XII), qui a eu lieu au Ghana la semaine dernière, est un compromis entre ce que les gouvernements des pays en développement et ceux des pays développés aimeraient que la CNUCED soit, ce qu’ils voudraient qu’elle fasse et comment ils voudraient qu’elle fasse son travail. Il engendre la réduction la plus importante du mécanisme intergouvernemental de la CNUCED depuis la CNUCED IX à Midrand en 1996.
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Editorial: Pourquoi il est également dans l'intérêt du Nord de renforcer la CNUCED?
Il semble clair maintenant que de nombreux pays du Nord, à tort ou à raison, voudraient voir la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) affaiblie. Bien sûr, il ne faut pas généraliser.
Point de vue: Dépendance à l'égard des produits de base et développement: comment aborder le problème?
De nombreux pays en développement, notamment en Afrique, dépendent de quelques produits de base qui constituent la plus grande part de leurs recettes d’exportation. Cette dépendance rend ces pays vulnérables à la volatilité des prix des produits de base, à la baisse sur le long terme de leurs prix et, de plus en plus, aux répercussions d’une concentration croissante des marchés, en amont et en aval, principalement constituée de sociétés multinationales.
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Éditorial ― CNUCED XII : négocier des vérités diplomatiquesLe multilatéralisme a un prix : tout texte apparaissant dans le cadre des Nations Unies, comme celui qui doit être négocié à la douzième session de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED XII), doit être négocié entre États membres. Dans ce contexte, les ressources et l'accès aux connaissances sont des facteurs importants qui influencent le résultat des négociations. Par ailleurs, des principes convenus comme le « traitement spécial et différencié » pour les pays les moins avancés (PMA) dans les négociations commerciales, ainsi que les « responsabilités communes et différenciées » dans les négociations sur le changement climatique sont d’une grande importance et, lorsqu’ils sont manipulés par des négociateurs de talent, ils peuvent réellement changer le résultat des négociations ou introduire des nuances subtiles. Cependant, au bout du compte, ce sont les structures sous-jacentes du pouvoir (ce qui comprend non seulement le pouvoir économique et politique, mais également le pouvoir liés aux connaissances et à la production de connaissances) qui déterminent le résultat des négociations. Ces résultats sont ce que l’on peut appeler les vérités diplomatiques.
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Éditorial ― Ce que le Sud attend du Forum pour la coopération en matière de développement
Le Forum pour la coopération en matière de développement a
d’abord été mentionné en 2004 dans le Rapport du Secrétaire
général du Groupe de personnalités de haut niveau sur les
menaces, les défis et le changement. L’idée a ensuite été retravaillée
et introduite dans le document final du Sommet mondial,
puis discutée plus en détail dans le cadre de la résolution
de l’Assemblée générale sur le renforcement du Conseil économique
et social des Nations Unies (ECOSOC) (A/RES/61/16).
Point de vue ― Développement et changement climatique : solidarité entre pays du Sud
La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements
climatiques (CCNUCC) reconnaît que les pays en
développement ne peuvent aborder le problème du
changement climatique si leurs besoins et leurs préoccupations
en matière de développement ne sont pas pris
en compte. D’ailleurs cette reconnaissance est profondément
ancrée dans l’équilibre des obligations prévues par
la CCNUCC. En fin de compte, le défi que constituent le
développement, d’une part, et l’établissement d’un avenir
climatique sûr, d’autre part, sont les deux facettes
d’un seul et même problème mondial : celui d'améliorer
les vies des pauvres de façon durable, équitable et juste.
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Éditorial ― Bonne gouvernance, culpabilité coloniale et défi contemporain
On encourage les pays en développement à faire preuve
d’une bonne gouvernance et à adopter une réforme de
l’investissement, de façon à améliorer le climat d'investissement
et son efficacité. À première vue, cette prescription
semble aller de soi. En effet, qui pourrait remettre
en cause l’importance d’une bonne gouvernance et
de l’utilisation efficace du capital ou encore de l’amélioration
du climat d’investissement ?
Réintroduction des points de référence quantitatifs dans les négociations de l’AGCS :
Coup d’oeil sur le rapport du Président sur les négociations des services
On a assisté, au mois de février, à la présentation
de versions révisées de textes de négociation sur
l’agriculture et l’accès aux marchés des produits
non agricoles (AMNA). Durant la même période, le
président du Conseil du commerce des services
négociant en session extraordinaire a également
publié un rapport intitulé : Éléments requis pour
l'achèvement des négociations sur les services.
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Éditorial ― Un nouveau double paradoxe géopolitique qui guette le monde
L’écart entre les riches et les pauvres, que ce soit dans
des pays différents ou au sein d’un même pays, continue
de s’élargir. Telle a été la caractéristique principale des
quarante dernières années de développement, caractéristique
qui a d’ailleurs été pointée du doigt par plusieurs
rapports d’organisations internationales (comme la Banque
mondiale ou la Conférence des Nations Unies sur le
commerce et le développement, CNUCED) et d’organisations
non gouvernementales (comme Oxfam et le Conseil
oecuménique des églises). Ce phénomène se poursuit
sans relâche.
Point de vue ― L'aide pour le commerce : plus elle sera connue plus les attentes seront grandes
Les efforts déployés en 2007 en matière d’aide pour le commerce
par le Secrétariat de l’Organisation mondiale du commerce (OMC)
et son Directeur général, dont l'apogée à été l’Examen global de
l'aide pour le commerce en novembre 2007, ont aidé à promouvoir
l'aide comme complément nécessaire aux réformes commerciales
et à favoriser son amélioration. Cependant, plus la visibilité de
l’aide pour le commerce est importante plus les attentes relatives
à ce que l’initiative de l’aide pour le commerce de l’OMC peut apporter
en termes de renforcement des capacités commerciales et
de production des pays en développement sont grandes. La difficulté
à venir est d’avoir des exemples concrets des réalisations
qu’elle a permises, marquant ainsi son passage à la phase de
mise en oeuvre.
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Point de vue: L’esprit du Sommet de Lisbonne et les APE entre les pays ACP et l’UE
Maintenant que la tempête créée par l’échéance du 31 décembre
2007 pour la signature d’accords de partenariat économique (APE)
est passée et qu’il est possible d’y voir plus clair, nous pouvons
clairement constater que nous sommes bien loin de l’objectif visé :
des accords favorisant le développement pour promouvoir la croissance
économique et l’augmentation des exportations dans les
pays d’Afrique des Caraïbes et du Pacifique (ACP), d’une part, et
leur intégration économique, d’autre part. En effet, les attentes ont
été réduites des deux côtés (celui des pays ACP, ainsi que celui de
la Commission européenne, CE) dans la mesure où, dans les derniers
instants, les parties cherchaient surtout à trouver des façons
d’éviter la désorganisation des échanges et le confinement à tout
prix des pays ACP dans un cadre visant la libéralisation réciproque
des échanges.
ÉDITORIAL: Point de vue sur les élections présidentielles américaines
La personne que l’on investit de l’autorité présidentielle
aux États-Unis a véritablement, plus que le président de
tout autre pays, une influence directe ou indirecte sur la
vie de millions de personnes dans le monde. Cette situation
est due à la puissance et à l’autorité des États-Unis,
ainsi qu’aux particularités de la Constitution américaine
qui octroie un pouvoir incommensurable à son Président.
Il est donc normal que nous exprimions notre opinion sur
le type de dirigeant américain que nous souhaiterions du
point de vue mondial et ce, sans avoir la prétention ni le
souhait d’influencer le cours des élections.
Politique agricole américaine 2007/2008: pas d’améliorations en vue En juillet et octobre 2007, la Chambre des représentants
et le Sénat américains ont chacun fait passer une version
de la Loi sur l’agriculture 2007 (Farm Bill) qui, si elle
est édictée, constituera la politique américaine en matière
agricole pour les cinq prochaines années. Comme il
est exigé par le processus législatif, le Comité des conférences
du Congrès doit concilier les deux textes de façon
à présenter une version finale pour approbation au Président
des États-Unis avant le 15 mars prochain.
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ÉDITORIAL: Dialogue avec les donateurs sur le développement
Le dialogue sur le développement qui a actuellement lieu entre
les pays riches et pauvres manque d’honnêteté ; on ressent
clairement une forte réticence à accepter le fait que le système
ne fonctionne pas pour les pauvres de ce monde. Globalement,
ces derniers ont perdu au change et pas seulement en Afrique. En effet, la part des bénéfices émanant de la croissance économique
mondiale qui parvient aux personnes les plus pauvres
du monde est en décroissance, alors que celles-ci continuent
d’assumer une part démesurément grande des coûts engendrés.
Par ailleurs, les problèmes de ces populations ne seront
qu’aggravés par les effets sournois du changement climatique.
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